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Brouillons pour une constitution



Ce texte, trouvé par hasard sur Internet (le site n'existe plus) et reproduit tel quel, daterait d'une bonne dizaine d'années, (mis à jour depuis).
Je ne suis pas d'accord avec beaucoup de propositions (surtout sur la notion de guerre !) mais comme il parcourt les mêmes thèmes que ce site j'ai pensé utile de le reproduire avec aurorisation du rédacteur :



APPEL DEBOURRON-MARLOTTE

Tout homme a le droit d'exprimer librement ses idées
à condition de penser conformément aux lois en vigueur.
(Georges Duclair)

Refaire le monde !

Il y a quelques années, nous nous sommes retrouvés quelques amis de toujours, accompagnés de nos épouses ou amies, autour d'une bonne table, à Bourron-Marlotte.

Parmi nous, un poète ouvrier, un merveilleux artisan du bois, deux enseignants (l'un, instituteur de droite, l'autre professeur d'université communiste), deux commerçants, un médecin, un avocat, un prêtre (croyant), un cadre supérieur, un PDG influent, un petit paysan et un intello autodidacte et anarchiste (moi).

Nous avons bien déjeuné, nous avons bien bu, - merci petit Jésus, - nous avons beaucoup parlé et dit beaucoup de bêtises. Ainsi, avant la sieste, crapuleuse pour les uns, sage pour les autres, nous avons refait le monde pour la millionième fois.

Lorsque des hommes refont le monde, il faut s'attendre au pire, rarement au meilleur.

D'ailleurs, les femmes, sauf deux d'entre elles qui participèrent vaillamment à nos joutes déconnantes, nos compagnes conversaient entre elles, parlaient chiffon, télévision, chien-chien, enfants, bagatelle, voyages et brocante.

Mais ce jour-là, grâce à la subtile alchimie du parler vrai, (du verbe allié au vin) et à une sincérité spontanée (la vérité infuse), nous avons parfois débloqué "juste".

Nous avons d'abord établi une liste des choses qui allaient assez bien dans notre monde moderne et en face, sur la même feuille, une liste des choses qui allaient plutôt mal, une troisième colonne dénonçait les choses qu'il fallait absolument rénover, voire carrément changer.

Voici quelques éléments de cette liste de nos préoccupations:

  • Le droit au travail et le travail "noir".
  • La surpopulation.
  • La destruction de l'environnement.
  • La course au profit.
  • De la mondialisation.
  • De l'aide aux pays pauvres.
  • La progression de la délinquance.
  • Pourquoi une manifestation écologiste entraîne saleté et nuisances.
  • La consommation.
  • L'absurdité de pousser à la consommation.
  • La télévison.
  • Les médias.
  • Le pouvoir.
  • Le féminisme.
  • Droits et devoir de l'homme.
  • Médical business : non assistance à personne en danger.
  • Éloge du "coup de pied au cul".
  • Socialisme et capitalisme.
  • Le droit de s'enrichir entraîne-t-il des devoirs ?

  • Pourquoi notre enseignement devient absurde.
  • Inventions et gadgets.
  • La liberté et ses limites.
  • Le droit au suicide.
  • Le droit de vivre. Droit au logement. Minimum vital.
  • Droit au travail. Droit à la paresse. Droit de propriété.
  • Justice et peine de mort.
  • Droit au voyage et pollution.
  • Droit de polluer.
  • Les méfaits du voyage et du tourisme.
  • Le droit des animaux. La vivisection.
  • La liberté de pensée et la liberté de parole.
  • La loi Gayssot. A-t-on le droit de tout dire ?
  • Les crimes du communisme et du nazisme.
  • Éradication ou nécessité de la guerre.
  • Sources de l'anti-sémitisme.
  • L'État de Droit et l'État de Bon sens.
  • Entropie et néguentropie.
  • Le retour de l'esclavage et des esclaves.
  • Voici quelques réflexions échangées librement entre nous.

    L'imagination et le rêve

    L'imaginaire et le rêve sont tout aussi réels que ce que nous observons et ressentons quotidiennement. Tout ce que l'homme imagine existe, exista ou existera. L'imagination et le rêve ne s'opposent pas au réel. Ils font partie de la réalité de l'univers, ils existent dans le temps et hors du temps.

    Le retour du balancier

    Une fois le balancier lancé il va jusqu'au bout de sa course, s'il ne trouve pas d'obstacle sur sa route pour le freiner ou l'arrêter. Le point extrême atteint, il revient en arrière, tel un boomerang, avec le même élan, le même allant et, sur sa lancée, ira rejoindre le point extrême, opposé, où il s'arrêtera pour revenir en force vers son point de départ. Ce point extrême est fonction de l'impulsion de départ (énergie) qui lui est donné, du poids du balancier, de la matière qui le compose, de l'inertie et de quelques autres facteurs. Si aucune nouvelle impulsion extérieure ne l'anime, sa trajectoire s'use (entropie) jusqu'à l'arrêt final. Inertie et mort
    Il en va de même des idées, des mœurs, de la politique et des lois.

    Les sept péchés capitaux

    "Le droit de chacun s'arrête où commence celui d'autrui."

    Consommation

    La consommation : il ne faut pas inciter les gens à consommer davantage mais à économiser d'avantage, à économiser le plus possible. Tout dans l'univers est recyclable. Aucun atome ne reste inutilisé. Chaque être vivant, chaque plante, chaque minéral retourne au pot commun. La liberté : c'est l'autarcie, ne dépendre de personne, pouvoir vivre de son travail, de ce que l'on produit soi-même. La vie en société, est un bonus. Mais n'oublions jamais que même partenaire pour un temps l'autre reste toujours un adversaire, un ennemi en puissance, et que c'est bien ainsi.

    Les droits et devoirs de l'homme

    Le premier droit de l'homme est le droit au travail, de vivre librement de son travail, sans aucun empêchement d'ordre juridique ou social. La notion de travail noir est une aberration. Le droit de travailler librement est fondamental et imprescriptible. Ce droit de travailler prime absolument toute loi sociale qui s'y opposerait. Le second droit imprescriptible de l'homme est de penser et de s'exprimer librement, sans interdit d'aucune sorte, sans qu'on le bride, le freine ou le conditionne. Le troisième droit naturel est le droit de propriété. Tout homme, dès sa naissance, a le droit de posséder un morceau de terre à lui, où vivre librement, se réfugier, élever un toit et cultiver de quoi se nourrir.

    Éducation et Instruction

    Si l'éducation et l'instruction sont également nécessaires, la première prime la seconde. L'éducation c'est apprendre à chaque enfant les règles civiles de conduite, permettant une vie harmonieuse en société. C'est aux parents qu'incombe l'instruction de leurs enfants. L'instruction c'est donner à chacun les outils pour se comprendre les uns les autres, travailler en commun. En venant au monde, chaque enfant a droit à l'éducation et à l'instruction. Apprendre à chacun de lire, écrire, calculer, est le premier devoir de l'État. Inculquer à chacun la langue de la cité, de la nation, de son pays, du monde.

    Le domaine de l'État

    La vocation de l'État est d'administrer, de juger, d'arbitrer. Il n'est pas dans ses attributions de créer des richesses ou de les répartir. Son premier rôle est celui de juge et d'arbitre. Il doit faire respecter les devoirs et les droits de chacun, rendre une justice équitable, enregistrer les lois, les faire respecter par tous et partout. Le rôle de l'État est aussi de superviser : l'instruction publique, le bon état des moyens et des réseaux de communication, la conservation des monuments, l'entretien des routes, des voies ferrées. Il doit assurer liberté et protection à la population grâce à une armée et une police efficaces, entretenir une diplomatie pour négocier les intérêts de la nation qu'il représente avec ceux des autres États. Il doit protéger les plus pauvres contre les riches sans favoriser la paresse des premiers mais en freinant la rapacité des seconds, sans pour autant rogner leurs ailes.

    Fonction publique

    Tout fonctionnaire est au service des citoyens avant d'être à celui de sa hiérarchie. Il doit être responsable sur ses biens propres de tout acte contraire à l'intérêt de la nation. Il doit être révocable à tout moment s'il ne respecte pas scrupuleusement les lois en vigueur. Un fonctionnaire a le droit de participer à une grève si elle ne porte pas préjudice à l'intérêt de la nation et n'entrave pas la liberté du travail des autres citoyens.

    Des devoirs et des droits

    Chaque être humain, en naissant, acquiert des devoirs et des droits.

    De la dette publique

    En 2006, en naissant, chaque bébé français se retrouve endetté d'environ deux cent mille euros. Une somme considérable à laquelle devrait s'ajouter le capital prévu pour couvrir la retraite des fonctionnaires ! Afin d'enrayer ce phénomène préjudiciable à l'avenir de notre pays, nous suggérons deux mesures efficaces : a) Que toute dépense qui ne serait pas couverte par une recette correspondante entraînerait le prélèvement automatique du dépassement sur les émoluments et les biens personnels et familiaux de l'ensemble des membres du gouvernement, des députés et des sénateurs ayant participé à l'élaboration de la loi de finance litigieuse. b) Pour permettre de résorber la dette au cours des cinquante prochaines années, nous proposons d'étudier la piste suivante: lors de chaque nouvelle vente immobilière, une loi autorisera le transfert de la propriété des terrains constructibles ou déjà construits au profit des municipalités jusqu'à l'extinction complète de la dette publique. Ce transfert de propriété du sol ne lèserait que les spéculateurs.

    Urbanisme

    Nous proposons qu'une loi d'urbanisme juste, équitable et de bon-sens remplace toutes lois existant en la matière qui pourraient lui faire obstacle. Cette loi stipulerait que toute réhabilitation ou construction nouvelle, commerciale, industrielle ou d'habitation, devra comporter comme ce fut le cas jadis, des logements de différentes catégories, allant de la chambre de service à l'appartement de luxe ou de fonction, en passant par les studios, ateliers d'artistes, logements sociaux, bureaux, locaux commerciaux et d'usage, permettant le maintien de la diversité sociale en tous lieux.

    La famille

    La famille représente la cellule de base de la société. Elle doit être protégée par des lois.

    De la gifle et de la fessée

    Une mère et un père ont le devoir d'élever correctement leurs enfants et le droit inaliénable de les corriger s'ils ne les écoutent pas. Une tape, une gifle, une rouste ou une fessée, indiquent à l'enfant la limite à ne pas franchir. Mais ce droit des parents s'arrête où commence celui de l'enfant. La correction légère peut avoir lieu à chaud. La correction sévère doit être exécutée à froid. Après un temps de réflexion, pour l'enfant comme pour l'adulte.

    Montaigne est d'un avis contraire (Térence aussi) :

    Montaigne dans les Essais, affirme : "J'accuse toute violence en l'éducation d'une âme tendre, qu'on dresse pour l'honneur et la liberté. Il y a je ne sais quoi de servile en la rigueur et en la contrainte; et tiens que ce qui ne se peut faire par la raison, et par prudence et adresse, ne se fait jamais par la force. On m'a ainsi élevé. Ils disent qu'en tout mon premier âge je n'ai tâté des verges qu'à deux coups, et bien mollement. J'ai dû la pareille aux enfants que j'ai eus. " (Essais)

    De la fonction publique

    Tout fonctionnaire, même le plus haut placé dans la hiérarchie, est au service exclusif des citoyens. Il n'est pas un serviteur de l'État. Si l'État est en conflit avec les citoyens, le fonctionnaire doit rester neutre. Tout fonctionnaire paresseux, malhonnête ou corrompu doit pouvoir être remercié immédiatement, sans indemnité.

    De la police

    La police est au service des citoyens avant d'être à celui de l'État.

    De l'armée

    Une armée doit être à la fois "citoyenne" et professionnelle au service non d'un gouvernement, d'un parti, d'une faction, mais de la nation.

    De la justice

    La justice dans un État démocratique doit être exercée par des juges indépendants de toute pression extérieure, exercée soit par l'État soit par les lobbies. Elle doit dire le droit sans oublier le bon sens. Avant sa nomination tout juge devra avoir exercé durant dix ans la profession d'avocat généraliste. Tout juge malhonnête ou corrompu doit être immédiatement déchargé de ses fonctions, sans indemnité.

    Du travail noir

    Le droit au travail est un droit absolu, imprescriptible. Il prime les différents aménagements et correctifs apportés par les sociétés au droit du travail. Tout homme a le droit et le devoir de travailler librement et sans entraves, dans la limite de ses compétences, pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. La notion de "travail noir" doit être radiée de nos lois. Il n'y a pas de travail noir, il y a du travail bâclé, mal fait, mal payé, abusif, exercé par des incomptétents.

    La proximité

    Chacun a le droit de produire librement ce dont il a besoin au sein d'une économie familiale, d'en échanger le surplus avec ses voisins, de le vendre sens entraves sur un marché de proximité. L'État dans sa fonction d'arbitre doit veiller à ce que chacun ait le droit de vivre librement des fruits de son travail, sans en être privé par des marchandises ou des services bradés par des producteurs de contrées lointaines. Aujourd'hui, le laisser-faire de certains États permet que des produits alimentaires, des viandes, des fruits ou des légumes soient importés de contrées lointaines, acculant les producteurs locaux à la ruine. Priorité absolue doit être accordée aux produits de proximité. De même, toute personne a le droit imprescriptible de commercer librement pour ses besoins personnels et ceux de sa famille, sans patente, sans entraves juridiques ou fiscales. Le montant de cette franchise sera fixé librement non par l'État seul, mais par une commission paritaire réunissant associations de producteurs, de consommateurs et représentants de l'État. Il pourra être révisé à tout moment.

    Du droit au voyage

    Le droit de se déplacer librement, à ses frais, dans le monde entier, à travers tous pays, est un droit imprescriptible. Il impose au voyageur l'obligation absolue de se soumettre aux lois, aux coutumes, et de respecter les usages, des contrées qu'il visite, d'éviter toute pollution. Le droit au voyage n'implique en aucune façon le droit de résidence permanente ou le droit d'installation dans les pays visités.

    La fonction publique

    Le maintien d'une fonction publique est un mal nécessaire. Mais aujourd'hui, chez beaucoup de nations, le corps de fonctionnaires est devenu un État dans l'État et agit à l'encontre de l'intérêt de la nation. L'inamovilité du fonctionnaire était jadis une garantie pour le citoyen de son impartialité à l'égard du citoyen. Il n'en est plus de même aujourd'hui. L'immense majorité des fonctionnaires, armée pléthorique, vorace, souvent incapable est devenue un cancer redoutable. Il est donc nécessaire de redonner à la nation le droit de pouvoir élire les fonctionnaires après chaque élection. Chaque fonctionnaire doit pouvoir être révoqué, déplacé à tout moment, s'il a failli, s'il devient incompétent.

    Guerre

    La guerre est un mal nécessaire, une maladie qui renforce les défenses immunitaires d'un peuple. Elle n'est pas un mal en soi. Elle représente un recours pour les peuples opprimés de se libérer, de modifier un rapport de forces que des lois scélérates ont rendu inacceptable. Parfois, elle représente un exutoire pour un peuple fort, une race vigoureuse, leur permettant de se mesurer à leurs voisins. "Certes la guerre est un mal, je suis le premier à en convenir, mais c'est un mal nécessaire. (...) Certes la guerre traîne après elle bien des maux. Certes, ce serait un grand crime pour un peuple que de la déchaîner sans raison, mais c'en serait un autre que de vouloir la détruire, «car sans elle, disait M. de Moltke, sans elle le monde pourrirait» (Charles de Gaulle (Lettres, notes et carnets T. I) "Aimez la paix comme le moyen de nouvelles guerres, et la paix brève plus que la longue. / Ihr sollt den Frieden lieben als Mittel zu neuen Kriegen un den kurzen Frieden mehr als den langen." (Nietzsche)

    Chaque internaute peut librement se joindre à nous, s'il le souhaite, et participer à l'élaboration d'une Constitution libre établie non seulement sur le Droit, mais sur l'Ordre naturel et le Bon Sens !

    Page écrite le 10-01-2007


                   

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    Commentaires et dialogues pour cette page

    Intervenant Bal - le 27-11-2011 à 18-17

    Parfois, j'adhère, mais souvent, c'est un rissus de bêtises. La hargne contre les fonctionnaires, la définition de la famille, on a déjà donné, et ça a magistralement raté. Travail, famille, patrie étaient une connerie. La haine contre des groupes (fonctionnaires, juifs, arabes, francs-maçons etc) ça débouche toujours sur la violence et la guerre. Le république arrête et puni les coupables, et seulement les coupables. Pas les groupes.

    Tout est à revoir là dedans. Entre autre, protéger la famille par des lois. NON : c'est l'individu qui doit être protégé. La famille, la maffia où tout ce qui n'est pas elle est l'ennemi est un facteur de violence.

    Pour ce qui est de la proximité, je suis d'accord de m'entendre le mieux possible avec mes voisins, mais je me sens souvent plus proche d'un socialiste allemand que d'un FN français. Et la circulation des marchandises est le meilleur moyen d'éviter disettes et misères. Le problème n'est pas la proximité dea approvisionnements, mais l'équilibre des échanges. Et là, ce texte est muet ou nul.

    Désolé pour ceux qui l'ont pondu,  mais au pays des philosophes et de la raison, il faut qu'ils revoient leur copie.

    Intervenant Trazibule - le 27-11-2011 à 18-38

    RAPPEL:  Ce texte n'est pas de Trazibule, mais  j'ai pensé utile de le mentionner, ne serait-ce que pour montrer que beaucoup de gens réfléchissent sur leur environnement social.

    Il faut donc connaitre ces réflexions, d'accord ou pas, afin de miieux contruire une nouvelle constitution.

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