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Nous devrons payer demain nos excès actuels !



Punition prévisible.


Par curiosité, j’ai créé des programmes de simulations théorique d’évolution de populations entre différentes espèces vivantes.

En faisant varier des taux de reproduction et des taux de prédation (contrairement aux hommes un animal ne consomme jamais plus que ses besoins) de plusieurs espèces vivantes hypothétiques j’ai observé l’évolution des courbes de leurs populations réciproques.

Le système finissait toujours très vite par l’extinction des espèces, jusqu’au moment où j’ai tenu compte de la pyramide des âges donc des délais de reproduction et cela était logique car la population d’une espèce dépend du minima de sa population pendant sa période de reproduction.

Les courbes dansaient enfin sans disparaitre, mais passait parfois par des maximas ou des minimas spectaculaires avant de revenir à des normales acceptables.

Ainsi des chenilles peuvent envahir et décimer une forêt sans répercussion à long terme car elles ne pourront pas avoir assez de nourriture pour terminer toutes leur cycle de reproduction et les prédateurs se sont tant régalés que l’année suivante ils sont en pleine forme pour réduire les excès.

Si j’en crois ces simulations, la disparition des insectes sera réelle car il ne s’agit plus de prédation de ces animaux par l’homme qui ne se contente pas de manger à sa faim mais de chimie pour précisément les éradiquer.

Pour lutter contre les moustiques, on ne protège pas l’homme de leur arrivée dans leurs maisons, on va les détruire dans les marais diminuant leurs populations, en tuant même ceux qui n’auront jamais l’occasion de rencontrer un homme. Nous ne sommes pas un prédateur consommant une autre espèce pour nous nourrir, mais un destructeur sans limite. Résultat toutes les espèces qui limitaient la prolifération des moustiques sont par conséquence, elles aussi en voie d’extinction, mais leurs délais de reproduction étant beaucoup plus lent, les moustiques pulluleront d’autant plus l’année suivante faute de prédateurs naturels et l’homme doublera sa prédation chimique, amplifiant ce déséquilibre.

En supposant que nous décidions enfin d’arrêter ce cycle infernal et mortifère, nous devrons forcément accepter de subir une invasion exceptionnelle de moustiques tant que les prédateurs naturels puissent enfin reconstituer leurs populations et remettre les équilibres biologiques en ordre acceptable. Vu que ces prédateurs ont eux aussi leurs propres prédateurs, il faut tenir compte de la durée de vie des plus lents pour reconstruire un équilibre acceptable. Cela se compte donc en dizaines d’années. Sommes-nous assez courageux pour accepter des années d’invasions d’insectes ?

Notre recherche d'excès de confort actuel va devoir se payer par un excès d'inconfort prévisible.

Aujourd’hui tant que je vois des publicités d’entreprises d’éradications de moustiques, de pigeons, de cafards ou de rats, je sais que nous sommes en train de nous enfoncer dans une impasse majeure.

Autrefois, les hommes avaient appris à se protéger des espèces désagréables sans forcément les détruire, nous devons aujourd’hui réapprendre à nous protéger des moustiques et autres insectes désagréables tout en les protégeant eux-mêmes de nos compétences à les détruire.

Page écrite le 17-02-2018


LIENS ANNEXES:
Moustiques à Marseille.

               

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(aide) Page mise à jour le
18-02-2019 à 12:35
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