NOUVEAU !
1670 visiteurs en ligne.
Si vous souhaitez dialoguer avec eux
voici un forum à votre disposition.
 
Faites le test pour un
mode différent de scrutin.
 
Soutenir Trazibule
 
Mot ou texte entre guillemets
à rechercher sur ce site (précis):  
(aide)
 
Recherche sur ce site (rapide):   (Aide)
 
 
Svp Informez-moi via cet émail:
 
des ajouts de pages sur ce site.
 
Faire suivre cette page
Destinataire 
Son email     
De la part de
Commentaires

Envois
 
Nous souhaitons traduire ce site
en plusieurs langues et
l'agrémenter de dessins et photos.
avez-vous des suggestions ?


postmaster@trazibule.fr
 
Retour page d'accueil  
 
images/rss.png
 
images/imprimer-b.jpg
 
images/imprimer-b-c.jpg
 
images/bandeau/monnaie.jpg
 

RESUME: La corruption peut gangréner toute société, lutter contre la corruption nécessite une délation qui conduit
à douter de tous les dirigeants, et même conduire les citoyens à s’adapter en jouant le même jeu.
Comment réfléchir et agir contre ce fléau ?

Réfléxions pour une constitution.



La corruption


Voici ici la comparaison des pays sur leur corruption.

La corruption peut gangréner toute société, mais lutter contre la corruption nécessite une délation qui se transforme à la longue par un dégoût du peuple de tous ceux qui peuvent apparaitre comme responsables et un doute systématique sur leur honnêteté, cela en arrive à discréditer toute la cohérence sociale. D’autre part beaucoup trouveront légitime de s’autoriser à tous les échelons leurs petites corruptions personnelles, leurs comportements se calquant sur celui de leurs élites, cela devient la règle du jeu des échanges sociaux.

Il peut paraitre simple de dire que s’ils sont corrompus c’est parce qu’ils ne sont pas assez rémunérés pour leurs responsabilités, ceci pourrait-être valable pour certains petits fonctionnaires locaux dans des pays en difficultés. Pourtant l’argument disparait en constatant que des hauts fonctionnaires extrêmement bien payés se laissent souvent corrompre sans trop de remords.

Quel est le principe de la corruption ?

L’organisation sociale confie à une personne un pouvoir décisionnel, elle est en général rémunérée pour ce travail. Considérant que son salaire est trop faible ou seulement par avidité, cette personne vend sa décision à celui qui la paye.

Celui qui paye veut accélérer une procédure, obtenir plus que son dû, voire carrément enfreindre une loi.

Le fonctionnaire est donc payé deux fois, son salaire plus un pot de vin, pour avaliser une injustice. Les autres citoyens se retrouvent tous lésés dans leurs droits.

Comment lutter contre la corruption ?

La question est délicate, car mettre en place un nouveau fonctionnaire chargé de surveiller les autres, risque fort de créer un nouvel étage à la corruption, celui qui le nomme risque peu de se voir inquiété par celui dont la promotion lui est redevable, et rien ne garantie l’éthique du nouveau promu acquérant un pouvoir encore plus soumis à la tentation.

Mettre en place un système de surveillance via un contre-pouvoir tel que les journaux, peut paraitre positif, sauf que l’indépendance de la presse n’est pas prouvée, puisqu’elle est soumise aux règles économiques, donc aux influences, et l’arme de la dénonciation peut alors devenir redoutable. Les corrupteurs peuvent être tentés de lancer une campagne précisément pour éliminer ceux qui sont chargés de les surveiller.

Si la dénonciation devient trop publique, elle devient l’argument pour l’aggraver et la généraliser, en devenant une tolérance sociale : « Puisqu’ils le font, pourquoi pas moi ! »

La sanction tombe elle aussi dans ce piège, car qui sera le juge ? Qui le nomme et qui prouvera son intégrité ? Comme le nouveau fonctionnaire décrit plus haut, cela rajoute un étage au fléau sans le corriger.

Pour lutter contre la corruption, il faut donc passer par une autre logique que surveillance, dénonciation, répression. Ce ne sont pas des acteurs qu’il faut mettre en place mais une structure sociale.

Observons des cas limites :

Un homme décide des permis de construire, comment va-t-il réagir s’il a entre les mains le permis de sa fille ? Nul n’oserait lui reprocher un logique petit coup de pouce non ? Donc une première étape serait d’éliminer des procédures tous les cas où un acteur devient juge et parti. Ambition délicate, car la complexité des relations affectives, professionnelles, sociales, est sans limite. Déjà à l’embauche il est tentant de faire favoriser celui qui est dans notre cercle amical, ou notre communauté de pensée !

La chasse à la collusion d’intérêt n’est donc suffisante.

Observons la situation :

Un fonctionnaire prend une décision en fonction de son jugement. Une solution serait de ne jamais laisser seul celui qui décide, car s’ils sont plusieurs, il devra déjà argumenter, et ses confrères peuvent rectifier un choix tendancieux. C’est l’avantage des procédures démocratiques où la collectivité en prenant une décision au plus grand nombre engendre au moins un plus petit nombre de mécontents.

Mais même collectivement, la corruption peut s’exprimer via le sentiment de solidarité entre décideurs, on le voit parfois quand le corps judiciaire défend l’un des siens, même soupçonné de malversations, ou plus spectaculairement quand des députés s’accordent entre eux des rentrées d’argent disproportionnées (quoique dans ce cas il y a aussi collusion d’intérêts, ils sont à la fois juges et partis).

La décision collégiale est mieux mais non suffisante.

Observons qui est coupable ?

La corruption entraine une culpabilité puisque certains s’en retrouvent lésés. Mais qui est le coupable :

  • Celui qui accepte d’être payé ? Mais il n’a parfois pas le choix, les exigences du corrupteur, les habitudes des collègues qui seraient ravis de lui chiper le client, la nécessité de survie quotidienne, les mafias savent très bien corrompre sans laisser de choix.

  • Celui qui paye ? Dans un état très corrompu il arrive un point ou sans corruption le demandeur n’a aucune chance d’obtenir son du. Même dans un état plus sain, corrompre un peu pourra résoudre des situations administratives insolubles.

  • Celui qui organise le service ? En laissant la possibilité d’une corruption le responsable, peut conduire ses administrés à une tentation grave, au point même de les détruire. Laisser sans surveillance les pots de confitures, pousse les gamins à la tentation du pillage ! L’organisateur est responsable des tentations qu’il laisse possible à ses administrés.

  • Celui qui fait les lois ? Combien de lois interdisent formellement les collusions d’intérêts ? Combien de jugements imposent des amendes ou des peines dérisoires face aux préjudices engendrés ? Combien de règlements contiennent dans leur rédaction la petite faille plus ou moins volontaire qui permet tous les excès.

Il existe pour moi au moins quatre fautifs : Celui qui fait la loi, celui qui l’a met en œuvre, celui qui est chargé de l’appliquer et celui qui la détourne.

Nous devons nous méfier nous mêmes de notre tendance à accuser l’un des autres acteurs de ce processus pour nous dédouaner de notre propre responsabilité.

Observons quel est le contraire de la corruption ?

Pour moi le contraire de la corruption est l’éthique ou la déontologie. Souvent appelé code ! C’est à dire un ensemble de règles qu’une personne s’impose à elle-même ou qu’un groupe se donne régissant les usages considérés comme moraux, c'est-à-dire bénéfiques à l’ensemble des relations entre eux. Le but de l’éthique est donc un but de bien être collectif.

Individuellement se donner un code d’éthique c’est aussi prendre conscience que nos actes ont des répercutions sur les autres, et que nous devons les réguler pour limiter les impacts négatifs.

L’éthique se fonde aussi sur les notions de justice, qui est une notion construite sur le sentiment collectif qu’une égalité de traitement doit être apportée à tous.

Finalement le rapport aux autres vendu sous forme de corruption pour les uns devient le moteur de l’éthique pour les autres.

Comment modifier le rapport des citoyens entre eux ?

Faire prendre conscience aux hommes que leur bonheur individuel dépend du bonheur collectif, est un acte essentiel, il faut passer par plus d’instruction (je n’aime pas dire « éducation » qui contient trop l’idée de conduire, alors qu’ « instruction » contient l’idée de construire). Facile à dire, plus difficile à faire.

Concrètement dans une entreprise cela se traduit par la conscience que la réussite individuelle dépendra de la réussite de l’entreprise, et que tout manquement, même s’il apporte une gratification ponctuelle, se paye à terme par un affaiblissement de l’entreprise tout entière. Cet argument est valorisé s’il y a une fidélité à long terme au groupe auquel ont appartient. C’est pourquoi les menaces d’instabilité deviennent un catalyseur pour la tentation des corruptions.

Comment fonctionne notre économie ?

Le principe terriblement individualiste et égoïste du capitalisme est à l’antithèse des notions de déontologie, puisqu’il enseigne la réussite individuelle, la concurrence, le profit à court terme. Réussir à vendre plus cher un service, réussir à obtenir des avantages meilleurs que ses concurrents, réussir à savoir utiliser ou détourner les lois en cherchant comment y trouver son compte, tricher avec la fiscalité, sont les règles de tout chef d’entreprise qui réussit et il en est même honorable.

La corruption est fondamentalement le principe fondamental du capitalisme, même la publicité vise à corrompre la décision de l’acheteur. Cette corruption est juste tempérée par des lois qui tentent d’en fixer des limites acceptables, exemple vous avez le droit de faire du lobbying, c'est-à-dire de la corruption officialisée, mais cela n’est pas censé passer par des échanges financiers. Vous y croyez vous ?

Je trouve même très contradictoire que des notions d’éthique soient encore évoquées, j’y vois la preuve que ce système économique n’est pas accepté fondamentalement par les populations qui ressentent quelque part que leur avenir passe par une morale collective beaucoup plus que par des profits individuels.

C’est frappant d’ailleurs que les entreprises cherchent à promouvoir en interne des notions d’éthique pour en externe se permette d’être encore plus pragmatiques, commercialement parlant tous les coups sont permis ! L’éthique n’étant plus qu’une aide décorative au contrôle interne. Exemple !

Alors comment lutter contre la corruption finalement ?

  • Apprendre aux citoyens que l’intérêt collectif est leur réussite, leur démontrer que le partage rapporte plus que l’appropriation.

  • Ensuite favoriser cette prise de conscience et faisant rédiger des codes de déontologie par les hommes eux-mêmes, car un code imposé deviendrait vite la loi des autres, qu’un être humain prend plaisir à détourner. Les cerises interdites du voisin sont toujours meilleures que les nôtres.

  • Ensuite organiser autant que possible des prises de décisions collectives, et autant que possible par une instance démocratique rassemblant des acteurs ayant des intérêts et des avis différents.

  • Enfin plutôt que surveiller ou punir mettre en place des procédures de contrôle. Une phrase clé à appliquer : « ni confiance, ni méfiance, contrôle ».

Facile à dire je sais, mais ces réflexions peuvent peut-être aider à éclaircir la question et diminuer le problème.

Page écrite le 17 juillet 2011

Si ce sujet vous intéresse ne manquez pas :

Le Deuxième colloque sur la Corruption le 27 septembre 2014 à Aix en Provence.


Le Troisième colloque sur la Corruption le12 décembre 2015 à Aix en Provence.


Vers le site de Vigicor




               

Mon opinion sur cette page :
(aide) Page mise à jour le
12-12-2015 à 08:12
Absurde
Sans intérêt
Dangereux
Amusant
A travailler
Utopique
Intéressant
A diffuser
Nombre de réactions reçues (Cette évaluation est remise à zéro à chaque réécriture de l'article).

0

0

0

0

1

0

1

1
  Ma réponse à cette page : QU'EN PENSEZ-VOUS ? ENVOI  
Mon nom ou
pseudo
Email pour être informé ENVOI
 

Commentaires et dialogues pour cette page

Intervenant Paganel - le 18-07-2011 à 05-24

La question est délicate, car mettre en place un nouveau fonctionnaire chargé de surveiller les autres, risque fort de créer un nouvel étage à la corruption" : Paul Virilio a écrit (sansdoute dans la revue "Esprit") un bel article là-dessus, mais qui si mes souvenirs sont bons arrivait en effet à des conclusions très pessimistes. STP, un petit effort d'orthographe et de grammaire, ou sinon laisse à tes visiteurs une possibilité de corriger in situ comme dans la Wiki, sinon ils vont VRAIMENT se lasser !

Intervenant Trazibule - le 18-07-2011 à 08-51

Merci du commentaire, des liens seraient bienvenus.

Difficile de laisser le visiteur corriger lui-même, j'avais même déjà programmé cette fonction, mais des indélicats en profiteraient pour effacer, détourner ou mettre leurs pubs !

Intervenant Horst Grützke - le 25-07-2011 à 09-25

Hallo Alain. Tu fais bien de te cacher derrière ce anonymat trazibul. Celui qui lit ce texte ne püeut pas tout de suite s'adresser directement à son auteur pour ölui dire "Hallo A... ! Qu'estce que tu raconte comme bétises ?

Maintenant le gens qui veulent réellement apprendre des analyes sociales vraiement objectit sont tenu de s'adresser à quelqu'un qui pour eux n'est pas honnete et transparent : TRAZIBUL est un terme inconnu et pas concrète. Cela s'avère identique avec son texte. - Tu exprime toujours ton voeux que les gens parlent avec toi. Mais comment donc si toi tu devient un fantôme ?

Moi je te connais bien. C'est pourquoi j'ose à répondre à tes "thèses". Thèses ? Non ces textes ne sont ni thèses ni analyes abjectives. Ils sont le produit de la volonté de vouloir dire quelque chose et de répondre à des problèmes publics. Cela est déjà une chose remarquable vu que la majorité des gens "normaux", alors aussi des francais et des allemands, ne font plus : s'intéresser à la politique, réflechir, agir. Agir même dxe facon d'aller aux urnes pour participer à la démocratie. Ces gens - et ils représentent presque la moitié de nos deux peuples dont les gouvenants prétendent toujours d'être "le moteur de l'Europe des peuples" - ces gens qui ne participent pas aux élections ou aux référendums ou initiatives citoyennes mais se plaignent  toujours sur la manque de démocratie dans leur pays. Il est vraiement bien facile d'ergoter sur les inconveniants, aulieu de les analyser correctement pour ensuite trouver une réponse convenable et apte à combattre l'inconveniant.

Prenons seulement cette phrase ou "thèse" :

Quel est le principe de la corruption ?

L’organisation sociale confie à une personne un pouvoir décisionnel, elle est en général rémunérée pour ce travail. Considérant que son salaire est trop faible ou seulement par avidité, cette personne vend sa décision à celui qui la paye.

Celui qui paye veut accélérer une procédure, obtenir plus que son dû, voire carrément enfreindre une loi.

Le fonctionnaire est donc payé deux fois, son salaire plus un pot de vin, pour avaliser une injustice. Les autres citoyens se retrouvent tous lésés dans leurs droits.

Cela commence avec la nomination d'une institution sociale: "l'organisation sociale". De quoi parles l'auteur trazibul ? Peut-être d'une association sociale dans la quelle beaucoup de citoyens s'engagent pour sopigner des enfants ou des vieux malades ?

Si vraiement trazibul se concerne à une telle organisation sociale alors il prétend que le président ou le secrétaire de "l'organisation"  et "en général rénuméré pour ce travail". Quelle ignorance sur la réalité ! Nous travaillons bénévolement. Personne nous donne même pas un sous pour notre engagement. Assez souvent, les mêmbres de l'association ne payent même pas leurs cotisations. Le résultat en est que les activiste de l'organisation payent les frais d'organisation de leur propre poche.

Biensur il y a des organisation non-gourvernementales ONG où les activistes sont payé pour leurs travail quotidien durant 24 heures sur 24.

Alors soyons plus concrète et plus honnete dans l'analyse de la situation.

Prétendre qu'un activiste d'une ONG mal payé par son association vend ensuite se décision qui lui paye davantage sort d'une drôle de connaissance de la vie. La majorité des responsables dans les organisations sociales sont démocratiquement élus et responsable devant leurs membres ou électeurs. Si quelqu'un avait "vendu" sa décision à quelqu'un qui lui paye, il sera tout de suite jeter dehors de l'organisation sociale par la voie démocratique, soit la participation actives des membres de l'organisation sociale.

Tout d'un coup l'auteur parle d'un fonctionnaire qui soit payé deux fois. Trazibul connait donc des fonctionnaires qui pour "un pot de vin avalisent une injustice". Est-ce si facile en France de commettre ou de chacher une injustice et de ne pas être mis en accusation ?

Deux remarques nécessaires :

a - Celui qui constate une tel cas de corruption et ne dit rien ni publiquement en formulant une plainte officielle est à mon avis un complice. Il lui manque de courage civique.

b - La reticence en participation démocratique pratiquée par la majorité de citoyens est justement le terrain favorable pour la corruption et la politique antihumaine payé par l'économie = corruption !

Finalement, ces phrase de "trazibul" sont si fantomatiques que l'auteur.

Intervenant Trazibule - le 25-07-2011 à 10-31

Merci pour ce long commentaire pourtant je trouve étrange de voir comment il est facile de ne pas chercher à comprendre.

J’ai plusieurs fois répondu que je ne me cache pas sous un pseudo Trazibule, je ne l’utilise que parce que je désapprouve cette recherche de célébrité personnelle que beaucoup de personnes manifestent en mettant leurs noms et photos en évidence.

Ensuite à propos de la corruption, je tente d’analyse un fonctionnement constaté dans beaucoup de pays, d’institutions et même d’entreprises, comment appeler cela autrement qu’une « organisation sociale » pour englober toutes ses structures collectives de travail. Un lecteur croit que j’attaque les ONG ? Etrange comme lecture, j’ignore si d’autres lecteurs arrivent aux mêmes conclusions, mais je ne dois pas parler la même langue alors.

Par contre je suis d’accord avec les deux remarques formulées à la fin, sauf que si elles constatent avec justesse des causes d’aggravation de la corruption par création d’un terrain favorable, elles ne proposent pas une réelle piste d’action, juste les vœux que cela aille mieux sans donner de méthode.

Ajouter un commentaire.