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Solutions pour notre économie



Vers une monnaie enfin stable universelle et démocratique ?



La monnaie est l’outil indispensable pour faciliter les échanges et pour mesurer les résultats économiques.

Pourtant cette monnaie est aussi un frein aux échanges, car elle peut s’accumuler indéfiniment jusqu’à fausser ces équilibres, elle est gérée de façon obscure par des professionnels, et comme elle est fiduciaire, elle est sujette à des pertes de confiance liées au pertes de confiances envers les décideurs qui l’impriment.

Elle est devenue une source d’erreur : Par exemple, elle ne mesure que ce qui est «visible» au sens comptable, parmi tous les échanges économiques, et certaines personnes comme certains pays ont un volume important de transactions ignorées des comptables officiels. L’économie souterraine est une réalité permettant de déjouer les lois et les solidarités issus des institutions et devient de fait un moyen concurrentiel de contrer l’économie officielle surtout quand celle-ci atteint des excès inacceptables.

Par le jeu des changes et des lois monétaires, les monnaies gardent une valeur artificielle qui permet par exemple aux pays les plus riches de faire payer leurs déficits financiers par les pays les plus pauvres, creusant encore les disparités et les injustices. Accumulée dans l’économie souterraine elle réapparaît par le blanchiment et arme des groupes de pression redoutables pour manipuler les démocraties.

Les échecs économiques actuels qui engendrent des disparités, des famines, des guerres mêmes, méritent que l’on modifie notre pratique des échanges. Pour assainir l’économie il devient donc indispensable de revoir son outil de mesure cette monnaie sinon c’est comme si un mètre élastique était utilisé pour faire travailler plusieurs entreprises ensembles, c’est forcément absurde. C’est même une des raisons d’être de la bourse que de profiter en spéculant sur cette instabilité chronique, conçue pour dynamiser les investissements elle en est devenu le parasite de l’économie.

Reconstruire une monnaie stable, fiable et indépendante de ceux qui l’impriment quel que soit l’institution qui l’utilise permettrait une garantie des échanges et une validation des mesures, donc des décisions et des prévisions.

En première décision, la monnaie doit avoir un étalon valable pour tous, indépendamment des cultures des techniques ou des résultats. Quelles sont les valeurs communes à tous les hommes en tous les temps, indépendamment du machinisme ? L’or a eu son heure de gloire, mais il a d’autres utilisations, et surtout son volume quasi constant et limité brime l’expansion des échanges. Comme étalon universel, je n’ai pas trouvé mieux que l’heure de travail, (quoique on m’ait suggéré aussi le plus vieux métier du monde !! )

Supposons donc une monnaie construite sur une unité de base qui serait l’heure de travail sans compétence particulière qu’un être humain met au service d’un autre ou de la collectivité.

Le second problème est la valeur dans le temps, car, l’équivalent monétaire de ces heures doit exister pour les mesurer, le bénéficiaire de ces heures doit remettre au travailleur un support reconnaissant que l’heure est faite, cette reconnaissance lui permettant à son tour de s’offrir biens ou services. Mais si des heures de travail se réalisent chaque jour, ces équivalents monétaires mis en circulation s’accumulent alors que les produits réalisés sont consommés et disparaissent. Il se produit une accumulation de monnaie inusable pour mesurer un travail accumulé en produit usables. L’accumulation de cette masse monétaire grossit donc plus vite que l’accumulation des produits fabriqués qui disparaissent avec le temps contrairement à la monnaie. Quand il y a plus de monnaie que de produits, les prix augmentent, c’est le phénomène de l’inflation qui use spontanément la valeur de la monnaie accumulée pour rétablir une masse équivalente au produits échangés, l’inflation qui vide aussi comme par magie les coffres de ceux qui ont préféré accumuler plutôt que consommer.

Mais cette inflation et ces dévaluations entraînent de fait une perte de confiance, une déstabilisation des notions de valeurs. Dans cette instabilité le comportement des usagers ne s’y retrouve pas et autorise toutes les dérives. Ainsi je l’ai constaté lors du passage à l’euro, pour le plus grand profit des malins en tous genres qui vendent parfois 1 euro (parce que cela ne semble pas cher !) un produit qui était vendu il y a peu 3 ou 4 francs (ce qui semblait psychologiquement plus cher).

Cette inflation entraîne cette perte de confiance dans la monnaie et elle s’auto dévalorise encore plus vite par un effet psychologique de boule de neige. Il faudrait dans ce cas réduire la masse monétaire, mais les états émetteurs refusent en général de réduire leurs moyens financiers accumulés en détruisant une partie de la monnaie qu’ils ont émis, car eux seuls ayant ce pouvoir dénié aux utilisateurs, personne ne souhaite détruire une partie de ce qu’il possède.

Reconstruire une monnaie nécessite donc une gestion démocratique de la masse monétaire, à partir du moment où elle mesure les échanges entre tous elle ne doit être contrôlée par aucun. La monnaie doit être fabriquée et régulée par tous les acteurs économiques de façon solidaire.

D’autre part il faudrait une monnaie dont la masse en circulation reste toujours proportionnelle à la masse des marchandises pour avoir une stabilisation des valeurs indispensable à la confiance monétaire. Lorsque trop d’argent est en circulation, et que les prix montent, il devient nécessaire de générer une inflation régulatrice mais non sur la valeur de l’unité monétaire mais sur le volume d’argent en circulation. Cette réduction de volume étant exactement proportionnelle pour tous les utilisateurs.

Qu’il y ait bonne production ou graves calamités, les salaires restent stables l’heure de travail restant l’étalon, seuls les prix augmentent ou diminuent, l’action logique devient de travailler plus ou moins pour réguler en proportion les productions souhaités et la masse monétaire disponible. Mais la valeur intrinsecte de l’unité monétaire reste constante.

Actuellement en cas de récession, alors qu’il faudrait travailler plus, les circuits monétaires poussent les gens au chômage ! Et en cas de surchauffe économique qui devrait conduire à freiner la production c’est au contraire une course à l’excès.

Ce qui devrait être logique, en cas de problèmes de production les prix montent, les salaires horaires ne bougent pas, mais le temps de travail augmente, en cas de réussite les prix baissent et les gens peuvent travailler moins. Les augmentations de salaire ne sont liées qu’à une acquisition de compétence ou d’une meilleure efficacité.

Au fur et à mesure des résultats, l’ensemble de la société est crédité ou débité d’une partie de sa monnaie, si les résultats sont bons c’est l’ensemble de la société qui en bénéficie et inversement. Cela crée de fait une forme de solidarité économique, un intéressement de chacun aux résultats collectifs.

Attention il ne s’agit pas d’imposer le moindre prix, ils restent libre les uns par rapport aux autres, le commerce est concurrentiel, des produits savent baisser leurs prix par une meilleure production ou augmenter en cas de mauvaises récoltes.

Il ne s’agit d’agir que sur la masse monétaire globale qui doit veiller à rester le plus proche possible du volume des échanges.

Comment mesurer cette masse globale ? L’inflation servira tout simplement d’élément décisif pour agir en fonction de la masse monétaire. Les mesures de coût de la vie ne sont pas suffisantes, d’abord parce qu’elles sont extrêmement sujettes à caution suivant leur mode de calcul, ensuite parce qu’au cours des années les réussites économiques ne sont pas égales mais fonctions des résultats agricoles ou des découvertes techniques. Le meilleur moyen est de se référencer sur l’étalon : l’heure de travail de base qui peu avoir tendance à augmenter ou diminuer.

Comment modifier la masse globale monétaire de façon proportionnelle à tous les acteurs économiques (et non seulement au niveau de l’état comme actuellement) une solution idéale serait de modifier en plus ou en moins le nombre d’unités détenu par chacun.

En tout cas une solution de ce type interdirait toutes les manoeuvres étatiques faussant les jeux des échanges au détriment de l’équilibre économique au pris de dettes colossales. La règle monétaire devient indépendante des manipulateurs.

Solution technique rendue possible par l’informatique : D’abord utilisant la mise en place d'un système de porte monnaie électronique décrit par ailleurs. Lors de chaque bilan mensuel par exemple, une évaluation de l’inflation est faite (critères à approfondir) et suivant ce résultat tous les «porte-monnaie» et «comptes» individuels ou collectifs sont crédités ou débités d’un pourcentage ajustant la monnaie vers une valeur correspondante. Ceci ne peut se faire que de façon électronique, la monnaie métal ou papier restant libre de toute action, il serait important de réduire à un niveau limité cette forme monétaire. Il ne faut pourtant pas la supprimer, son existence même concurrence le système électronique et sert de garde-fou en cas d’excès, ensuite ce support physique est tellement inscrit dans les habitudes qu’il reste un symbole irremplaçable.

Ces expériences peuvent se faire au sein des systèmes d’échanges locaux, sous réserve que la confiance entre les gestionnaires et les utilisateurs soit pleinement assurée. Pourtant la stabilisation du volume des unités d’échange n’est pas pratiquée, logiquement on devrait observer dans ces systèmes une forme d’inflation au moins reflet de l’inflation externe, mais au fond liée au l’accumulation des unités valeurs d’échange inusables représentant des productions consommables.

Malheureusement, trouver une solution informatique non piratable par les experts en la matière n’est pas encore réaliste à ce jour.

Autre inconvénient il serait encore insupportable à tous de voir l’argent acquis diminue en quantité alors que déjà il est mal supporté de le voir diminuer en valeur à cause de l’inflation. Par contre si la solution du revenu vital financé par la TAC ou la TEB est mise en place, inutile de réduire ce qui est acquis il suffit de réduire ce qui est versé au titre du revenu minimum. Le «point» servant de base au calcul du minimum vital tenant compte du résultat du travail collectif sera alors diminuer ou augmenter en fonction de la réussite ou des difficultés de l’ensemble de la production. Cette révision de la pratique monétaire est donc liée aux propositions de solution pour les aides sociales partant de l’idée d’un minimum vital qui serait versé à chacun ou à ceux qui la prennent en charge, depuis sa conception jusqu’à son enterrement.

Alors nous aurions enfin une monnaie stable, fiable et indépendante des états et des frontières. Un processus comptable transparent et public réalisant chaque mois les ajustements automatiques et transparents, dégagés des influences parasites.

Notre pain aurait enfin un même ordre de prix sur le long terme, montant ou baissant suivant les volumes des récoltes ou suivant la qualité du boulanger ou les frais de transport, mais pas au gré des gouvernants ou des banquiers. Le pouvoir des états ne sera plus que politique ce qui est leur rôle mais non économique, l’économie devant appartenir à tous.

Au moins dans la psychologie des gens un sou resterait un sou.

Page écrite le 09-05-2008

               

Mon opinion sur cette page :
(aide) Page mise à jour le
19-03-2016 à 09:24
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Intervenant COTTET - le 19-03-2016 à 09-24


 

Ci-après échange avec un ami qui préconise de baser la monnaie sur la valeur travail

Pour rappel : au départ seul le crédit existait (tablettes ou bâtons  de reconnaissance de dette)

La monnaie est apparue avec la notion de surplus et avec la naissance de besoins nouveaux.

Je ne dis pas que l'échange (qui signifie troc) est à l'origine de la monnaie, mais que l'acquisition (au sens de transaction) de biens nécessaires à la subsistance est consubstantielle à  la monnaie et que la monnaie a toujours aujourd'hui cette vocation : acquérir des biens et services...  et malheureusement aujourd'hui spéculer !

La raison de cette spéculation est que la monnaie est actuellement un simple intermédiaire sans réelle référence à la raison d'être des transactions. C'est ce qui en fait un instrument d'accumulation et de spéculation.

La monnaie est aujourd'hui dépourvue de sens. Donner à la monnaie comme base référentielle le "minimum vital" permet de retrouver sa nature originelle : l'acquisition de biens nécessaires à la subsistance.

On voit encore dans les tribus d'Amazonie ou d'Indonésie les populations vendre leurs produits (production agricole, tissage, etc.) pour se procurer la monnaie nécessaire à l'acquisition d'autres biens qu'ils ne peuvent produire. Ces populations ne pensent pas "vendre leur force de travail" mais vendre le fruit de leurs activités.

En basant la monnaie sur l'heure de travail, tu exclus de fait tous ceux qui ne travaillent pas enfants, personnes âgées, handicapés, etc.

En conservant la notion même de "travail" ("l'heure de travail"), tu restes non seulement dans un système où l'exploitation est la règle (C'est la racine même du mot travail) mais tu exclus de ton raisonnement tous ceux qui ne travaillent pas, et surtout tu bannis la notion de créativité qui est le propre de l'homme !

Selon moi il est important d'exclure aujourd'hui le mot "travail" directement lié à l'exploitation de l'homme "pour son bien" (selon l'origine du mot travail) !!!

Il est préférable d'utiliser le mot "activité" qui regroupe à la fois le salarié, la femme au foyer, l'étudiant ou l'enfant. D'ailleurs c'est le terme utilisé par tous les questionnaires.

Le mot "activité" s'étend aisément à toutes les occupations qui enrichissent l'humain par leur ouverture à la créativité (musique, sport, théâtre, etc.). Il est étonnant que cette part de "créativité", qui distingue l'homme des autres espèces, t'échappe ! La créativité est un enrichissement intérieur qui ne se mesure pas comme on mesure un "service", un "travail". La créativité est la nature première de l'homme (C'est l'étudiant en informatique (son travail) qui vient t'emprunter ton matériel parce que ce dont il a besoin c'est d'exprimer sa créativité dans la photo et cette créativité il ne la mesure par en heure de travail !)

Mais l'activité ne peut pas non plus être une référence de la monnaie parce que, comme le travail, elle est un processus nécessairement mouvant, alors que la monnaie a besoin d'une référence stable : le minimum vital !

Tu dis "Le logement, les produits alimentaires de base, l'eau potable ont un coût différent selon la géographie, le climat. Les soins ont un coût encore plus variable.
L'eau est bien plus coûteuse dans un pays pauvre du Sahel
" c'est la raison pour laquelle il existerait ainsi un indice de base calculé sur la base du minimum vital dans le pays le plus pauvre, et les monnaies des autres pays auraient comme valeur de base un multiplicateur de cet indice de base indiquant ainsi le niveau de vie atteint par les différents pays. Il est évident que le fait d'avoir l'eau potable au robinet constitue une amélioration du niveau de vie.  L'intérêt de la monnaie basée sur le minimum vital c'est de rappeler en permanence ces différents niveaux de vie intolérables

Tu dis "l'augmentation de la masse monétaire correspond à l'accroissement de la dette envers des travailleurs : " C'est une erreur de raisonner sur la base de la "dette  envers des travailleurs" s'agissant des revenus. Comme je te l'ai expliqué, pour sortir du cercle vicieux de la Dette, il faut non seulement sortir du système bancaire actuel, mais surtout différencier la création monétaire liée à des investissements nationaux (qui se retrouve dans l'économie sous forme de salaires qui augmente la masse monétaire) et les frais de fonctionnement (salaires des politiques, des fonctionnaires éducation nationale police justice, etc.) qui eux doivent être couverts par les impôts et taxes qui ne doivent pas résulter d'une augmentation de la masse monétaire sinon c'est l'inflation puis la dévaluation).

Le travail ne doit pas être assimilé à une "dette" mais représente des "frais de fonctionnement" de l'entreprise ou de l'Etat. Il ne doit pas être à l'origine de la création monétaire. La rémunération versée aux salariés sert comme le dit Marx à "renouveler" le capital humain exactement comme la rémunération du capital de l'entreprise sous forme d'amortissement des investissements sert au renouvellement de ce capital.
Le tort de l'Etat a été de ne pas différencier investissements et frais de fonctionnement. Et aujourd'hui pour couvrir son budget et sa dette abyssale liée exclusivement à des charges de fonctionnement et aux intérêts abusifs , l'Etat en arrive à vendre les infrastructures du pays c'est à dire les investissements réalisés depuis des siècles par les générations successives.

Quand Marx dit que la richesse matérielle est produite exclusivement par le travail , c'est faux ! car la machine produite par le travailleur, produit ensuite plus que le travail contenue en elle. Sinon la technologie n'aurait aucun intérêt ! Le capital machine produit lui aussi de l'heure de travail et avec ton "horo" tu mets au même niveau l'homme et la machine !

Ce qui distingue l'homme de la machine c'est la créativité et la créativité ne se mesure pas en temps de travail !

Tu dis : La monnaie pourrait disparaître si personne n'avait plus rien à faire pour autrui qui soit coûteux, pénible, dangereux pour lui-même" FAUX ! car l'acquisition (au sens de transaction) de biens nécessaires à la subsistance est consubstantielle à  la monnaie . On voit encore dans les tribus d'Amazonie ou d'Indonésie les populations vendre leurs produits (production agricole, tissage, etc.) pour se procurer la monnaie nécessaire à l'acquisition d'autres biens qu'ils ne peuvent produire


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