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Brouillons pour un projet de constitution



Loi, déviance, rapport avec la charia.



Dès que se définit une règle sociale, se défini à contrario un rapport avec ceux qui ne suivront pas cette règle.

Plus les règles sont complexes, plus les déviances le seront aussi.

Alors la règle défini une procédure de jugement et d’exclusion, mais rarement une procédure d’intégration et quasiment jamais une procédure d’amélioration de la règle.

La loi du plus fort (ou du plus grand nombre dans le cas de la démocratie, ce qui revient au même) défini la place du faible ou du déviant. La loi confortera le plus fort dans la justesse de sa règle, par la punition du plus faible (marginal ou opposant). Mais plus ce faible est rejeté plus sa réaction deviendra violente.

C’est une forme de mathématique. De même qu’en classe le rejet du mauvais élève se pose très peu la question du mauvais enseignement, dans la société le rejet du différent revient à lui nier sa place dans le corps social et le fabrique délinquant.

La tentation est grande pour le rédacteur de la règle de trouver un façon technique pour forcer ses compatriotes à suivre cette règle, forcément parfaite, puisqu’il l’a lui même écrite et que sa propre réussite le conforte dans la justesse de sa façon de voir.

Mais je n’oublie pas qu’il existe de vrais « malades » dangereux qu’il faut isoler du groupe, mais ils ne forment qu’une toute petite fraction des délinquants actuels de plus en plus nombreux. Mais pour que leur existence serve de justificatif pour prôner cet étiquetage et ce traitement étendu à toutes les déviances, chaque cas pourtant exceptionnel est alors copieusement étalé dans les médias.

Exemple : notre société « sédentaire » urbanisée accepte mal de faire une place aux « nomades » les gitans, ce qui les inscrit de fait dans une marginalité dans laquelle ils n’ont plus que la possibilité de s’inventer une réussite « marginale ». La délinquance de quelques uns est étendue dans l’esprit public à l’ensemble de leur communauté. C’est d’autant plus paradoxal, que n’importe quel vacancier et beaucoup d’hommes d’affaires sont bien plus « nomades » qu’eux, mais la délinquance de certains hommes d’affaire reste marginale dans l’esprit public !

Il serait déjà important de rédiger des règles qui ne soient pas tout ou rien mais qui définissent des lois « progressives » en fonctions des situations.

Toutes lois ou décisions doivent toujours être formulées afin d'éviter de générer des discontinuités.

Réfléchissant sur ce thème des constitutions, la charia m'a posé un problème car cette loi devient la base constitutionnelle pour les pays officiellement musulmans.

J’ai donc cherché ce fameux texte qui sert de fondement à tant de lois souvent déconcertantes pour les laïcs…

Or, et cela m’a été confirmé par des musulmans, la Charia n’existe pas ! Ce mot signifie seulement « l’interprétation en terme juridique des sourates du Coran ».

Comment construire la constitution d’un pays sur une base aussi floue, d’autant que l’islam n’ayant pas de clergé ou d’institution religieuse, il existe autant de charias que d’interprétation faite par chaque Imam. L’imam lui-même étant issu d’un processus assez flou, n’importe qui peut se proclamer Imam pourvu qu’il réussisse à ce que sa communauté lui accorde ce titre.

L’inconvénient d’une loi primordiale aussi variable comme l’est la charia est le suivant : Dès qu’une loi réglemente un comportement elle génère à contrario une déviance. Seront hors la loi tous ceux qui ne suivent pas cette règle. Il faut donc définir quel traitement la loi devra faire de cette déviance. Plus cette loi est stricte, plus la déviance sera nombreuse et plus son « traitement » devient complexe. Si en plus cette loi est elle-même particulièrement flou à l’origine, chacun peut devenir le déviant de l’autre suivant l’interprétation faite. Ainsi des pays peuvent en arriver à se déchaîner en luttes fratricides en toute bonne conscience religieuse.

Je comprends l’idée qu’une charia trop définie humaniserait le Coran en une « raison » trop réaliste et entraînerait une fixation de l’islam sur des réponses trop précises qui mènerait à sa dénaturation et sa perte par l’impossibilité technique d’explorer à l’infini ses contradictions en utilisant précisément les notions de transcendance insondable.

Il ne reste plus à l’islam (ce mot signifie soumission) à accepter cette soumission à l’indéfinition de la charia, donc admettre qu’il peut lui rester une solution possible : Le choix de la laïcité, avec des lois et des comportements beaucoup plus tolérants et variés que ceux que leur dictent leurs intégristes de tous poils !

Page écrite le 25-07-2007

               

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Interlocuteur : Juriste - 25-07-2007

"La loi est dure mais elle reste la loi". je veux dire par là que toute loi revêt un côté contraîgnant, car en dépit du fait qu'elle règle les rapports des hommes vivant dans une société donnée, la loi empiète dans une certaine mésure sur certains avantages.

La démocratie, definie comme le pouvoir du peuple par le peuple permet à tout peuple de s'exprimer librement en face d'une situation. Mais etant le pouvoir de la majorité, certaines languers estiment qu'elle écrase les plus faibles et réhausse les plus forts. En effet,c'est à l'image d' un jeu,dont vous avez établi les règles,tant que le jeu tourne à votre faveur, vous trouvez le jeu agréable, dans les cas contraire, le jeu devient désagréable.

Les règles qui régissent une socièté devraient pourtant être conçues par les intéressés or dans le cas du coran, il est une loi divine qui comme tout precepte divin exige une croyance avant toute chose.Or,ce qui n'est pas souvent le cas.On n'impose une règle à un individu qui ne crois pas à ça, donc à sa valeur,à son importance,que sais-je encore ? Le malheur de la socièté vient du fait qu'on veut imposer à tout le monde une manière de penser,faisant table à ses habitudes di ctées soit par l'histoire soit par son milieu naturel.

En fin l'homme est appélé à s'adapter à certaines situations en ce sens que le monde évolue...

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