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Brouillons pour une constitution



NON AU CUMUL DES MANDATS !



En lisant les débats sur le cumul des mandats, j’ai l’impression d’assister à des jeux de chaises musicale où tout le monde voudrait gagner sa meilleure place !

Ceux qui n’ont rien veulent avoir des places et combattent le cumul des mandats, un peu peut-être pour espérer avoir leur part du gâteau. Ceux qui ont des postes refusent mordicus de lâcher des miettes quitte à les gaspiller en termes d’influence du fait de leur indisponibilité matérielle.

C’est vrai qu’un poste est éphémère et garder un second poste représente une stratégie de repli pour eux. Et puis, on ne sait jamais, si un nouveau venu doué grimpe dans la hiérarchie, c’est un ennemi de plus pour eux à combattre dans cette lutte pour les honneurs et le pouvoir.

Je ne dis pas que tous sont ainsi, je sais qu’il y en a de réellement sincères, mais j'exprime l’impression globale que je ressens face aux débats sur le cumul des mandats.

Alors, désolé mais cette démocratie là je n’en veux pas !

Pour moi la question la plus essentielle est de se dire à quoi sert un élu ! Devra-t-il défendre la stratégie de son groupe de collègues, ou défendre les propositions de ses électeurs ? Est-il le héraut combatif des expressions du peuple, ou la voix docile d’un pragmatisme soumis aux pouvoirs en place.

La question secondaire étant, s’il sert à quelque chose, son revenu est-il en proportion à son utilité ! Car ne nous trompons pas derrière les grands principes se cache tout simplement un bénéfice ! Financier ou honorifique, réel ou espéré.

Pourtant un élu ne doit pas servir pour son propre intérêt mais pour l’intérêt collectif, être élu devrait plus être un sacerdoce qu’un bénéfice.

Alors avant le cumul des mandats, révisons le volume des rémunérations !

Ensuite avant de décider quelle règle doit être appliquée pour désigner l’octroi d’un poste, interrogeons-nous sur quel but à ce poste, pour choisir qui mettre de plus efficace, et comment devra-t-il rendre des comptes sur le mandat pour lequel il a été désigné.

Mais, en toute priorité, nous devons :

définir les règles de révocation, avant de définir les règles de désignation !

Sinon une fois en place il ne restera que nos regrets pour éventuellement le contester et notre patience pour attendre la prochaine élection.

Le jour ou nous aurons des difficultés à trouver et convaincre l’un d’entre nous de monter nous défendre, j‘aurais enfin le sentiment que le poste d’élu est réellement représentatif de tous et non représentatif d’une ambition personnelle !

Oui, je sais ces propositions ne plairont pas trop à beaucoup d'élus, peu de chance qu'ils les appliquent !



Avant le cumul des mandats, que penser du scrutin lui-même ?


Le scrutin à deux tours est à mon avis un piège redoutable qu’il faut désamorcer le plus rapidement possible.

Pourquoi ? C’est mathématique, supposez X tendances politiques qui se présentent, ce scrutin ne gardera au premier tour que les deux premiers, parfois trois suivant certaines conditions.
Que se passe-t-il ? Une liste qui a peu de chance d’être choisie peut, soit se maintenir, au risque de faire perdre la liste la plus proche d’elle par les idées, soit ne pas se présenter, éventualité qui nierait sa propre existence, soit négocier un accord avec la liste proche d’elle.
En toute logique si le résultat ne doit garder que les deux ou trois premiers, toutes les listes passeront par des négociations pour ne retrouver en fin de compte que deux ou trois listes proposées. Or ces négociations sont fondées essentiellement sur une information : les sondages, qui eux n’ont rien de démocratique, leur aspect lucratif (de grosses entreprises en vivent) et l’impossibilité de contrôler la sincérité de leurs résultats permettent à ces entreprises de fabriquer à leur goût les alliances futures.
Ces négociations elles-mêmes portent moins sur les idées que sur le chantage, soit, si tu me donnes un poste je t’aide à gagner soit je te fais perdre en ne me retirant pas !

Où sont les électeurs dans ces stratégies ? Après tout ce serait à eux de décider non ? Au fait comment décident-ils ? Eux aussi en fonction de sondages, le fameux « vote utile », ils sont conduits à voter non en fonction de leurs idées, mais en fonction des chances de celui qui leur déplait le moins, et pour orienter ce choix, trois armes redoutables sont utilisées, toutes les trois aux mains des puissances d’argent, les sondages, les médias et la publicité.

Le vote actuel possède un autre inconvénient majeur, il mélange malheureusement lesidées et les hommes. Par exemple je peux très bien avoir envie de voter tel choix politique, mais refuser de voter pour l’individu douteux censé représenter ce choix. Le choix de l’idée et le choix du représentant sont des choix foncièrement différents. Il est fréquent de voir des arrivistes sans moralité savoir s’insinuer dans le courant le plus moral pour réussir à se placer. Quelques belles paroles, savoir caresser les gens influent dans le sens du poil, et le tour est joué !

Mieux encore il existe des groupements qui se partagent toutes les tendances politiques possibles aux élections pour être sur que quelque soit le résultat du vote ils se retrouvent décisionnaires. Et quand un concurrent sincère d’un des partis se présente c’est sans espoir puisque son « cheptel » de votant sera divisé entre lui et le candidat de la même couleur que lui issu du groupement. Donc cette stratégie est gagnante à tous les coups ! Peu importe que l’investiture soit accordée ou non par un parti, il y a de multiples façon de laisser croire à des combines internes qui de toutes façon annihileront tout espoir pour ce camp là. Pour raisons purement stratégiques l’investiture sera parfois accordée à l’usurpateur plutôt que de perdre officiellement au niveau national un poste de la même étiquette !

Généralisons, (une vue de l’esprit bien sur) si tous les partis choisissaient cette logique, les électeurs auraient dans chaque couleur politique plusieurs candidats au choix, dont un seul sincère, mais il n’a pas vraiment moyen de savoir lequel, seul l’investiture du parti pourrait le lui révéler. Il suffit qu’un des partis accepte des négociations avec les concurrents factices de la même couleur politique, pour qu’il n’ait plus qu’un seul candidat, donc gagnant par rapport à l’éparpillement des autres. Résultat voilà un élu incapable d’agir, soumis aux désidératas d’arrivistes combinards qui se sont imposés.

Propositions concrète :
Nous devons changer ce système électoral à deux tours, pour supprimer ce système à deux tours non seulement couteux mais générateur de votes stratégiques et non sincères. Si nous sommes dans l’impossibilité de changer ce système, choisissons de lui donner un sens différent : Puisqu’il s’agit de choisir des personnes, ajoutons un vote préalable, qui permette de choisir parmi les idées, pas une primaire choisissant des personnes ! Des propositions d’actions anonymes sont présentées, et le choix se fait par tri ou notes parmi toutes. Ensuite seulement on choisira qui sera chargé de défendre et d’appliquer ces propositions. Le premier vote vise l’éthique, le second l’efficacité. Mais surtout l’élu a une mission précise, et sa démission est signée d’avance, date en blanc, au cas où il trahirait son mandat. Reste quand même un vrai souci, qui décidera de juger de la qualité de sa représentation ? Un vote permanent ? Chaque électeur peut à tout moment lui retirer (ou lui rajouter sa voix) mais le risque existe d’une réaction d’incompréhension passagère, il faudrait donc une forme de temporisation, si le nombre de voix devient et reste minoritaire, pendant un délai de 6 mois par exemple, la démission est actée.

Oui je sais c’est trop complexe, mais quand je lis nos fiches de paye ou nos textes de lois, j’observe qu’en France nous n’avons pas peur de la complexité ! Une démocratie le vaut bien ?

Quel rapport avec le cumul des mandats ? Tout simplement celui-ci : La question de cumul des mandats reste pour moi une question très secondaire, la notion de mandat lui-même doit avant tout être réfléchie. Celle d’investiture en découle, et alors seulement le refus de choisir un citoyen déjà chargé d’une mission deviendra logique. Inutile de se poser la question comment corriger un problème si nous ne prenons pas en compte ce qui génère le problème.

Enfin ce ne sont que des pistes de réflexions, leur but n’est que d’ouvrir l’imagination hors de nos habitudes.

Page écrite le 08/05/2009

               

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(aide) Page mise à jour le
07-09-2015 à 08:02
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